[ASPËKT #10 : RESTONS ENVIES], RETOUR EN IMAGES

Pour cette 10ième exposition d’Aspëkt, du 6 avril au 29 juin 2019 au Théâtre Jardin Passion (Namur), nous vous invitions à découvrir une forme d’improvisation non pas musicale ou théâtrale mais photographique.

«Restons Envies», c’est l’histoire de dix membres du collectif qui se réunissent au Théâtre Jardin Passion. Dans un premier temps, chacun y découvre les images que les autres ont secrètement choisies d’amener avec eux. Ensuite, il s’agit de penser et de construire un ensemble photographique cohérent en respectant les individualités de chacun. Ne sachant pas ce que les autres ont prévu d’exposer, il y a là une volonté clairement affichée de se mettre quelque-peu en danger mais avant tout, de poser un geste poétique spontané.

Avec :
David Ameye
Kristel Brusadelli
Olivier Cellière
Caroline Derselle
Jean-François Flamey
Johan ‘Mydatah’ Flamey
Gaëlle George
Nathalie Hannecart
Véronique Pellegrin
Denis Tancredi

[ASPËKT #11 : EXPOLAROID, RECITS REELS ET IMAGINAIRES], RETOUR EN IMAGES

A travers cette exposition qui se déroulait à Namur, au coworKaffe, du 27.04 au 02.06.2019, notre envie n’était pas seulement de vous faire découvrir des Polaroid réalisés par des membres du collectif et leurs invités mais aussi de vous permettre de participer de manière active à notre projet, peu importe que vous pratiquiez la photographie de manière sérieuse ou qu’elle se résume à des photos souvenirs prises avec votre smartphone ! Ainsi, vous étiez invités à photocopier vos propres Polaroid que nous collions ensuite sur les murs de la cour intérieure du coworKaffe; vous pouviez également participer à un workshop de deux jours qui faisait la part belle à la manipulation plastique et à la construction narrative. La narration, elle était justement au centre de moments de micro-ateliers qui consistaient à choisir une photo dans votre smartphone, de l’imprimer en Instax (merci la technologie) et de taper du texte à la machine à écrire en vis-à-vis. Démarche intime à souhait. Bref, avec « Expolaroid, récits réels et imaginaires », nous avions envie de partager avec vous – pendant 6 semaines – une photographie sous de multiples états !

Et puis, il y aura eu des moments tout en suspension avec le concert de Raoul Vignal ou encore la lecture de Thierry Robrechts accompagné du musicien François Borgers alias Stigman. Assez parlé, voici quelques traces en images.

Aspëkt #11 : Expolaroid, Récits réels et imaginaires, avec :
Naïma Achour, David Ameye, Marc Burton, Olivier Calicis, Elise Corvaglia, Caroline Derselle, Aurélie Dops, Jean-François Flamey, André Fromont, Elodie Grégoire, Nathalie Hannecart, Vincent Heyché, Aurélie Morimont, Olivier van Rossum; et… vous !

En vidéo, plongez dans notre ‘zine spécialement réalisé pour l’occasion.

La reliure de notre ‘zine a été réalisée par Olivier van Rossum à la machine à coudre devant les yeux des personnes présentes au vernissage ! La musique de fond est signée Raoul Vignal.

Découvrez également :
– les traces du workshop donné par Jean-François Flamey > ici.
– les interviews des membres d’Aspëkt par Marion Cambier du coworKaffe > ici.

[ASPËKT #11 : EXPOLAROID, RECITS REELS ET IMAGINAIRES], RESULTATS DU WORKSHOP POLAROID

Les 18 et 19 mai 2019, Jean-François Flamey animait un workshop Polaroid dans le cadre de « Expolaroid #11 : Récits réels et imaginaires » au coworKaffe à Namur. Voici quelques résultats.

Avec :
fanny myard
annie descamps
louise carlier
pamela biernaux
wendy lambin

[ASPËKT #11 : EXPOLAROID, RECITS REELS ET IMAGINAIRES], LES INTERVIEWS

Namur, mai 2019

Alors que notre exposition « Aspëkt #11 : Expolaroid, récits réels et imaginaires » bat son plein au coworKaffe, Marion Cambier – une de nos deux hôtes, architecte d’intérieur et scénographe – avait envie de mieux faire connaissance avec les différents participants à l’exposition pour pouvoir les présenter ensuite aux utilisateurs du lieu, un bouillonnant hub créatif juste en face du cinéma Cameo.

Marion et Wendy du coworKaffe – Photo Olivier Calicis

Au fur et à mesure des permanences des uns et des autres, Marion pose ses questions… Nous les republions ici.

OLIVIER VAN ROSSUM

____Quelle est ta première expérience avec la photographie ?

C’est difficile à situer, je parlerais plutôt de plusieurs expériences clés…
Tout jeune, le fabuleux appareil photo de ma mère, hérité de sa grand-mère ; un premier contact avec les bases de la prise de vue et du labo à l’école ; la remise en route, au grenier, du labo de mon arrière-grand-mère et la découverte de ses négatifs (un monde en images) ; l’achat, à 14 ans, avec mon argent de poche, de mon premier réflex et le début de mon parcours autodidacte. Des rencontres, aussi, de parrains et de marraines photographiques.

Plus tard, mon parcours à l’Ecole des Arts d’Ixelles, où je découvre des notions primordiales de « projet photographique » telles que le propos, le contenu ou encore le langage photographique. Cette formation fut extrêmement stimulante et me proposa un environnement de création et de partage absolument incroyable ! C’est aussi là que s’installent mes thèmes centraux dans ma production : l’interrogation de mon rapport au temps et l’idée d’effacement. Deux thèmes connexes qui se nourrissent l’un l’autre.

Le besoin de partager et de transmettre m’a ensuite amené à enseigner aux Beaux-Arts de Namur et à l’Ecole des Arts d’Ixelles.

____Tu fais partie du collectif namurois ou bien tu es invité dans le cadre de l’exposition ?

Nous avons rejoint le collectif au même moment Nathalie Hannecart et moi. Les liens avec Aspëkt se sont tissés progressivement au fil de nombreux événements, tous d’une grande richesse, à Namur mais pas que. Par exemple, il y a bientôt deux ans, le collectif Aspëkt était appelé pour un projet urbain à l’initiative de la galerie Galerie Josey Dakota à Recyclart (gare dés[ré]affectée de Bruxelles-Chapelle). La proposition était de coller des photos sur des pilastres de la gare ferroviaire. Une appropriation de l’espace urbain évolutive, un concept auquel je suis particulièrement sensible.

____Qu’est-ce qui t’a amené à la photographie instantanée ?

La fascination, enfant, pour le Polaroid d’un oncle qu’il utilisait pour immortaliser les réunions de famille. C’était presque surréaliste de voir se développer la photo instantanément ! A l’époque, je dois bien avouer que je doutais de la qualité technique du résultat. Mais finalement l’imperfection de l’objet lui-même installe une certaine distance avec l’objet photographié. On ne témoigne pas, on raconte, on évoque même ! J’y vois un parallèle avec la photographie noir & blanc, l’élimination des couleurs ou leur altération aléatoire, implique que nous ne soyons plus dans le témoignage pur. D’autre part, j’adore « chipoter », et c’est un bonheur de provoquer et d’accueillir les accidents, qui deviennent en quelque sorte un « leitmotiv » pour la production d’une narration. C’est aussi une autre façon d’aborder le temps et l’effacement. Pas plus linéaire ou chronologique. Peut-être plus narratif ?

L’exposition « Aspëkt#6 : Expolaroid » en 2017 – dont j’étais uniquement spectateur à l’époque – n’a fait que confirmer mon intérêt pour le Polaroid. Le clou a été enfoncé en mai 2018 en participant à un workshop Polaroid animé par Jean-François Flamey à Huy.

Le Polaroid m’a ramené à la photographie en couleurs et vers un univers onirique, alors que mon corpus photographique était principalement en nuances de gris.

Actuellement j’utilise, entre autres, le Pola pour raconter le processus de création et de production d’un nouveau projet. C’est à la fois un outil dans le processus de création, et un outil d’illustration de mon travail. Mais les résultats s’apparentent à des objets photographiques en tant que tels ! J’emporte mon Polaroid avec moi comme un « bloc-notes » lors de mon travail. Il sert à construire un inventaire ou un aide-mémoire. Mais ces clichés deviennent aussi des éléments de langage dans le cadre d’une construction narrative. Les images portent alors un sens différent de celui des espaces photographiés, comme si le processus réel dont je témoigne prenait une dimension de conte. Ce témoignage détourné devient alors un récit qui n’a pas besoin d’être fidèle à la réalité pour exister.

____Plutôt réel ou imaginaire ?

Sans détours, imaginaire ! C’est l’imaginaire du réel qui m’intéresse.

Sur le web : http://www.oliviervanrossum.be/


CAROLINE DERSELLE

____Quelle est ta première expérience avec la photographie ?

Ma première expérience remonte à ma plus tendre enfance. Je suis née en Suisse, alors que mes parents s’y étaient installés dans les années 1970, ce nouvel environnement allait être pour eux, source d’émerveillement. Un contexte épanouissant dont les montagnes et la nature environnante composent la toile de fond. C’était également une belle source d’inspiration photographique à partager avec la famille restée en Belgique, et cela grâce à un appareil Olympus Pen EE, dont le format réduit des photos permet de démultiplier le nombre de clichés exploitable, un film de 36 permet 72 prises de vue (j’ai toujours trouvé cela magique !). Aujourd’hui encore, je garde un immense plaisir à consulter ces photos-souvenirs précieusement rangées dans une boîte, et dans laquelle je plonge avec bonheur, nostalgie et beaucoup de questions ! Mon premier appareil était en plastique, gagné je ne sais plus comment, vous vous souvenez de ces petits appareils rectangulaires utilisant des films 110.. ? Plus tard, j’ai eu la chance de disposer d’un laboratoire argentique durant mes études de Graphisme. Là je découvre un autre environnement : les chambres noires. Une bulle de créativité plongée dans le calme et la concentration, hors du temps.

____Tu fais partie du collectif namurois ou bien tu es invitée dans le cadre de l’exposition ?

Je fais effectivement partie du collectif. En 2010, je participais à la toute première exposition « Aspëkt » au Belvédère. Ensuite de manière sporadique, j’ai fini par rejoindre le collectif en 2015. Ce groupe artistique implique très peu de contraintes, bien au contraire il représente une véritable bouffée d’air pur, j’y trouve beaucoup de liberté ! Un contexte qui me permet de produire des photos plus personnelles, moins « léchées ». En tant que photographe professionnelle, ma pratique est régie par des exigences d’ordre esthétique, donc un peu moins créative. J’ai le sentiment de pratiquer une photographie plus « spontanée » grâce à la photographie instantanée !

____Qu’est-ce qui t’a amenée à la photographie instantanée ?

Le plaisir de la découverte et du « zéro-contrôle » ou presque ! Il m’arrive de « manipuler » les Polaroid mais c’est assez rare car je préfère exploiter un maximum la spontanéité inhérente au cliché instantané. Comme beaucoup de personnes ayant vécu dans les années 1980, je garde quelques souvenirs en Polaroid, mais trop peu. J’essaye donc d’y remédier un maximum en emportant, notamment en vacances, mes Instax dont les cartouches s’avèrent beaucoup moins chères que les films Polaroid. D’un côté, il y a ce rapport presque intime au Pola-souvenir, et de l’autre, le Pola que je qualifierai de plus « esthétique » et cela grâce à Jean-François qui m’a invitée dès les premiers événements Expolaroid.

____Plutôt réel ou imaginaire ?

Plutôt réel au quotidien, mon métier est de raconter le bonheur des gens en immortalisant les moments de complicité en amoureux, les cérémonies de mariages, le travail passionné des artisans, l’amour au sein d’une famille, etc. Je souhaiterais laisser davantage s’exprimer mon imaginaire pourtant si présent dans mon esprit – débordant de monstres sous les lits – mais qui ne se montre pas facilement en photo. Je rêve sans doute trop d’un autre monde pour pouvoir le coucher sur papier.

Sur le web : http://www.vasyfranky.haikudesign.be


DAVID AMEYE

____Quelle est ta première expérience avec la photographie ?

Né en Flandres Occidentale, mes parents s’expatrièrent en Tunisie pour le travail de mon père. Documenter le quotidien de la famille, les weekends à la plage, les semaines de camping sauvage, ou toute autre sortie en famille étaient prétextes à ce que mon père s’équipe de son appareil photo (Canon AE1) et ses différents objectifs. Nous arpentions le territoire tunisien, et mon père en capturait des souvenirs, que ce soit les pêcheurs de Ras Angela ou encore la traversée d’une partie du Sahara. Cela devait alors marquer mon intérêt naissant pour ce médium magique et aussi l’amorce d’une éternelle nostalgie. Tous les souvenirs de famille que mon père documentait, finissaient dans des albums photos ou visionnés en famille, à travers la lentille du Diaporama. Je pouvais passer des heures à consulter ces albums et me perdre à travers ces récits photographiques. Les longs mois d’hiver étaient également propices à la lecture de revues, telles que Paris Match et Géo, dont les reportages photo m’initiaient déjà aux dictats de la photographie.

À mon retour en Belgique, j’ai d’abord suivi des études en Hôtellerie à Coxyde, puis atterri au grès de mes expériences, aux cours du soir en Photographie à Saint-Luc Liège. Un chemin irrégulier qui amorce le dessin d’une vie hors normes.

____Tu fais partie du collectif namurois ou bien tu es invité dans le cadre de l’exposition ?

J’ai rejoint le collectif Aspëkt, je ne sais ni pourquoi ni comment mais c’était suite à la rencontre avec Jean-François Flamey. Je ne supporte pas être catalogué et mis dans une « boîte ». Les valeurs du collectif me correspondent, car il n’y a pas de contraintes, pas d’obligations et pas non plus de jugements. Aspëkt interroge également la photographie, et plus précisément la manière dont elle s’expose. Pour ma part, je pratique les collages dans la rue dans cette volonté que l’art puisse être accessible à tous. La photographie doit sortir des lieux conventionnels !

____Qu’est-ce qui t’a amené à la photographie instantanée ?

Mes photos ne sont ni trop plates ni trop lisses, à l’image de ma vie tumultueuse. Je m’exprime à travers une photographie dite « intuitive », il m’arrive de ne même plus regarder à travers l’objectif. On pourrait considérer mon travail comme étant sans raison apparente, mais l’ensemble de mon corpus révèle une cohérence chargée d’une tension émotionnelle forte. J’ai pratiqué la photographie numérique durant quelques années mais je suis revenu vers la photographie argentique qui me correspondait davantage. Les clichés obtenus sont bruts en apparence, leur authenticité plastique convient donc à ma pratique de la photographie, sans détours.
L’imperfection, le hasard, sont autant de mots qui évoquent selon moi la magie de l’argentique. Avec le temps et la pratique, on parvient à dompter les imprévus et à en faire des éléments esthétiques intéressants. Lorsque Jean-François Flamey m’a prêté un Polaroid, j’ai retrouvé dans ce médium le même plaisir.

Mon univers, trompeur et ambivalent, relève de la pure mélancolie – dont la genèse remonte à mon enfance – et qui, aujourd’hui encore, nourrit mon approche photographique et cet insatiable besoin de documenter ma propre vie, à l’image de mon père. Je ne travaille pas efficacement sous la contrainte d’une mission et encore moins d’une pression financière. Ma pratique de la photographie se définit davantage comme un exutoire de mes émotions, créer dans la souffrance pour obtenir un résultat. Je fais partie de ces photographes passionnés qui vivent avec et pour la photographie, mais n’en vivent pas.

____Plutôt réel ou imaginaire ?

Entre les deux, mes photos renvoient à ma réalité bien qu’elle ne soit pas toujours très glorieuse. Ce sont des images de l’imaginaire, mais qui ne travestissent en aucun cas ma réalité. Ma volonté n’est pas d’embellir mes sujets. Suite à la naissance de ma fille, j’ai saisi l’opportunité de faire un stage accompagné de Anders Petersen et Antoine d’Agata, tous deux photographes, qui se déroula durant deux semaines à Marseille. Cette expérience marque l’affirmation de mon approche : pour être honnête avec soi, il faut être honnête avec la photographie et inversement. Une décision qui marqua la fusion de mes chemins personnel et professionnel. Je me raconte à travers mes photos avec autant de franchise que le contraste en noir et blanc de mes clichés, une dualité sans nuances où chaque émotion capturée ou retranscrite est transmise de manière abrupte. Les événements forts ou bouleversants qui ont marqué ma vie, précédemment et suite à ce stage, représentent une source d’inspiration et de création primordiale ! Alors que je n’éprouve pas d’appartenance que ce soit envers la Tunisie ou envers la Belgique, la photographie me permet de poser des jalons sur mon parcours tumultueux.

Sur le web : https://davidameye.portfoliobox.net/


NATHALIE HANNECART

____Quelle est ta première expérience avec la photographie ?

Cela remonte à l’enfance, la photographie m’a toujours attirée. Mes parents ont vécu en Algérie pendant deux ans, je suis née durant cette période. Le premier salaire de mon père, qui était ingénieur civil, lui a permis d’acheter son premier appareil photo (de la marque Pentax). Mon père faisait des diapositives de leurs voyages à travers le désert et de la ville où ils vivaient, depuis lors détruite par un tremblement de terre. Et mes parents ont ensuite toujours évoqué l’idée d’une soirée lors de laquelle nous allions visualiser les diapositives. Une soirée qui n’a jamais eu lieu. Cette attente, nourrie par ma curiosité alors enfant, représente une réelle frustration, un manque et à la fois une expérience fondatrice par rapport à la photographie. Je me suis imaginé ces diapositives, le voyage qu’elles pouvaient retranscrire en images… sans jamais en voir le résultat.

____Tu fais partie du collectif namurois ou bien tu es invitée dans le cadre de l’exposition ?

Alors que je connaissais déjà Olivier Calicis et appréciais particulièrement son travail, il m’a un jour invitée à venir coller des photographies dans la rue avec le groupe Aspëkt. Une proposition qui m’a séduite immédiatement. Je suis particulièrement sensible dans mon travail aux graphes, aux traces du temps sur les murs et à l’aspect palimpseste des façades et j’avais par ailleurs envie de m’impliquer dans ce genre d’aventure suite à la rencontre avec Thierry Robrechts et son travail dans les rues de la ville de Namur. Le collectif Aspëkt me renvoyait l’image d’un groupe ouvert et accueillant, mais aussi sans concession dans sa démarche et dans son approche relative à la photographie. Investir l’espace urbain autrement, en prenant notamment le contre-pied de la publicité – porte-parole de la société de consommation – qui envahit la rue de manière agressive. Notre action se veut positive, subtile et respectueuse.

____Qu’est-ce qui t’a amenée à la photographie instantanée ?

C’est la faute à Jean-François (encore ! rires). Les expositions organisées par Aspëkt, plus particulièrement l’édition à la rue des Brasseurs, ainsi que les expositions proposées par l’ASBL Paprika à la Maison Pelgrims à Bruxelles, me confrontent à l’univers de la photographie instantanée. J’y ai notamment découvert le travail de Jean-François Flamey et Mélanie Patris. À Berlin, lors de la visite d’une exposition au C/O Berlin, j’ai aussi été fascinée par le travail au Pola de Wim Wenders. Ensuite, j’ai participé à un Workshop encadré par Jean-François Flamey. Alors que jusque-là je travaillais toujours en noir et blanc en argentique, le Polaroid m’a faite entrer dans la couleur. J’étais persuadée que le noir et blanc définissait mon univers, mais le travail en couleur m’a permis de composer autrement. Le Polaroid nous invite à prendre le temps et accueillir l’accident comme un composant de l’objet que l’on crée. C’est un paradoxe extrêmement stimulant, entre la volonté de comprendre et de contrôler, et finalement la confrontation avec un résultat qui nous place toujours au-delà et en deçà de l’idée initiale. Le plaisir de la création, avec des moyens artisanaux.

____Plutôt réel ou imaginaire ?

La réalité permet d’élaborer une narration personnelle, de s’inventer un langage, c’est finalement une construction de soi-même à travers le médium de la photo. La photographie est devenue comme un moteur de vie, un moyen de partage et de rencontre. Mes thèmes de prédilection sont l’absence d’issue, la notion de « labyrinthe intérieur » ou comment accéder (ou pas) aux différentes pièces qui composent notre mémoire. La douleur d’exister – propre à notre condition humaine – est une thématique récurrente, que j’aborde néanmoins avec distance. Le labyrinthe qui rend fou mais que l’on peut arpenter indéfiniment. Un labyrinthe qui renvoie à l’image d’une structure fermée, cloisonnée sur elle-même, lorsque l’on est focalisé sur soi, et au contraire, l’image d’une structure transcendée par des éléments et expériences extérieures que l’on accueille ou que l’on crée. La photographie permet de refaçonner le monde, ou en tout cas, son propre monde.

Sur le web : www.nathaliehannecart.be


ELODIE GREGOIRE

____Quelle est ta première expérience avec la photographie ?

Alors que je suis enfant, le contact avec les appareils photo de mes parents marque ma première expérience avec la photographie. J’avais constamment besoin de les toucher, de les manipuler… Mon père, trouvait à travers l’image – la vidéo plus particulièrement – une échappatoire dans laquelle il aimait expérimenter. Une pratique de la vidéo qui traduisait un besoin de conserver chaque moment en images. A 11 ans, j’avais demandé comme cadeau un appareil photo, argentique. Ce premier appareil m’introduit au plaisir de la documentation, plaisir qui devient très rapidement un réflexe pour ne pas dire un besoin. Mon appareil m’accompagne où que j’aille. Je remplis les murs autour de moi de photos comme autant de souvenirs que j’épingle, comme autant de traces de mon existence. Même avec le début de la photographie numérique, c’est toujours le cas aujourd’hui ! Je constituais des boîtes de photos dans lesquelles je les accumulais et dans lesquelles j’aime me replonger, en quelque sorte des « boîtes à mémoire ». Je ne les gardais pas exclusivement pour moi, j’aimais aussi partager ces photos avec mes proches comme des traces inscrites dans nos mémoires respectives. En plus de mes histoires, je garde précieusement les photos d’une époque révolue que je n’ai même pas connue, l’enfance de mes parents, leur mariage… un trésor du passé. J’ai d’une certaine façon le sentiment de pouvoir faire exister ce souvenir en dehors de la réalité et sans aucune emprise du temps dessus.

____Tu fais partie du collectif namurois ou bien tu es invitée dans le cadre de l’exposition ?

Je fais partie du collectif Aspëkt. Nous étions pour la plupart membres de l’asbl et collectif d’artistes namurois « Phase B » qui regroupait diverses disciplines dont la photographie. Le projet Aspëkt s’inscrit très clairement dans la lignée de cette asbl. Institutrice de formation, je décide finalement de reprendre des études en photographie dont je sors diplômée en 2012 et de m’épanouir pleinement en tant que photographe professionnelle. La rencontre avec Jean-François Flamey marque un véritable tournant dans mon approche de la photographie et me permet d’inscrire mon travail au niveau culturel, notamment dans la photographie de concerts et d’événements artistiques, volet qui prennent actuellement beaucoup de place dans ma vie professionnelle.

____Qu’est-ce qui t’a amenée à la photographie instantanée ?

Ce qui m’a amenée à la photographie instantanée c’est cet effet de surprise au moment de découvrir un cliché et dont je ne me lasse pas ! Un rituel qui me renvoie à mon âme d’enfant. Je suis également très sensible à l’aspect brut du résultat obtenu, qui traduit selon moi toute l’authenticité de l’instant capturé. Dans mon rapport à la photographie instantanée, j’exclus totalement le travail de postproduction auquel j’accorde au contraire beaucoup de temps en tant que photographe professionnelle. C’est ma bouffée d’oxygène ! (Une échappatoire ? Tiens donc, les chiens ne font pas des chats !) Les photos que je capture à travers le Polaroid s’inscrivent dans une atmosphère très particulière, onirique, que j’affectionne particulièrement.

____Plutôt réel ou imaginaire ?

Mon approche se situe à la frontière entre les deux. La nature, de manière générale, se place comme la toile de fond de mon corpus photographique. L’humain et la nature se rejoignent souvent dans mes images. Lorsque je fais le portrait d’une personne, j’accorde énormément d’importance à l’environnement dans lequel je la place et j’ai toujours une préférence pour la nature. Les arbres reviennent régulièrement comme un motif en trait d’union entre mes différentes escapades. J’ai une relation assez exclusive avec mon appareil photo, il peut m’arriver de passer une journée à travers mon objectif, hors du temps parfois mais dans mon moment à moi.

Sur le web : http://www.elodiegregoire.be/


OLIVIER CALICIS

____Quelle est ta première expérience avec la photographie ?

Ma première prise de contact avec la photographie a lieu durant ma 5ème année en humanités à St Luc à Liège, j’avais alors 19 ans. Le contexte à l’époque m’amène à complètement laisser la pratique de côté, j’étais en effet davantage passionné par la musique.

Petite anecdote : à l’occasion de ma Communion, j’avais reçu un appareil photo Kodak qui avait déjà la particularité de faire des photos au format carré… On verra plus tard comme ce format n’est finalement pas si anecdotique que cela…

____Tu fais partie du collectif namurois ou bien tu es invité dans le cadre de l’exposition ?

J’ai effectivement rejoint Aspëkt suite à la publication de la deuxième mouture du journal édité par le collectif, dans laquelle on pouvait retrouver des photos de ma série alors exposée et dédiée à la Palestine. A l’époque, j’étais inscrit à l’Atelier de photo, Baudoin Lotin (CEC du Centre culturel de Namur), j’avais déjà fait la rencontre de Jean-François Flamey et nous prenions tous les jours le train ensemble. Les trajets en train représentaient des moments d’échange intéressants, participaient à une complicité naissante et à l’évocation de projets.

Nous étions plusieurs à avoir manifesté ce besoin d’appartenance à un collectif. Je suis arrivé avec mon énergie et mes idées que j’ai partagé et insufflé au groupe. Au départ, j’étais celui qui avait une approche technique pour assumer certaines missions qui nous étaient confiées, notamment des reportages photo. Alors que d’autres membres ont une approche expérimentale, la mienne se voulait très technique, définie par une recherche de précision et la volonté d’obtenir un résultat.

____Qu’est-ce qui t’a amené à la photographie instantanée ?

Deux chemins m’ont conduit à la photographie dite « instantanée ». Le premier, plutôt indirect, que j’ai arpenté grâce aux « Instax » de Fuji. Je photographie alors avec mon Réflex, mais j’utilise une imprimante Fuji pour la production des photos. Ces clichés sont reproductibles contrairement à ceux que j’obtiens à travers mon Polaroid. Au départ, les formats d’impression Fuji n’étaient pas carrés, légèrement plus allongés pour ne pas rentrer en concurrence avec Polaroid. Mais petit à petit le format à évoluer vers un format carré, mais néanmoins plus petit que les Polaroid. Ce qui me permet de vous introduire au deuxième chemin que j’ai emprunté tout simplement avec la pratique du Polaroid, un medium qui me permet de produire instantanément une impression. J’ai été séduit par la matière, le plastique, dont les caractéristiques m’ont amené à coller des clichés en rue avec du double-face. Ces impressions peuvent rester, se détériorer, changer au niveau des couleurs, etc. En parallèle, le Polaroid représente une grande source d’inspiration par rapport à un travail d’écriture onirique. Je prends plaisir à associer l’exemplaire unique du Polaroid au fait de coucher sur le papier des écrits (des poèmes, de la prose, etc.) tout en respectant le format. Contrairement à d’autres membres d’Aspëkt, je ne manipule pas le format d’origine. D’une certaine façon, on pourrait dire que les Instax me permettent de rester dans ce besoin de contrôle, tandis que le Polaroid me sort de ma zone de confort. Je me place donc dans une situation ambivalente mais en même temps très intéressante ! A l’opposé de cette volonté de maîtriser ou contrôler, les résultats obtenus grâce au Polaroid sont totalement aléatoires. Et pourtant dans les deux cas, je trouve du plaisir.

____Plutôt réel ou imaginaire ?

Selon moi, la photographie se place automatiquement dans l’imaginaire, dans la mesure où elle fige le temps. C’est d’ailleurs à mon sens, le seul medium artistique qui permet cela. Imaginaire et réalité me semblent indissociables, puisque j’accorde énormément d’importance à ce que « la matière première » soit quant à elle de l’ordre du réel, c’est-à-dire les sujets que je photographie. Par exemple lorsque je fais le portrait d’une personne, je prends le temps nécessaire à ce que les images soient respectueuses de la personnalité de cet individu qui se trouve de l’autre côté de mon objectif. Là encore on peut noter un paradoxe intéressant qui confronte la notion d’instantanéité à mon exigence personnelle. J’ai effectivement cette volonté de comprendre et respecter l’autre, et en ce sens mes clichés renvoient à une réalité affirmée et placée dans l’imaginaire.

Sur le web : https://www.instagram.com/ocalicis_photo


JEAN-FRANCOIS FLAMEY

____Quelle est ta première expérience avec la photographie ?

Les nombreuses photographies de famille – soigneusement classées dans des albums – marquent ma première expérience avec la photographie. Ma mère avait une espèce d’obsession constante de documenter les moments importants de la vie et de les archiver. A la fin des années 70, vers mes sept ou huit ans, j’allais souvent rechercher dans un tiroir haut perché un vieil album dédié à un enterrement… Les scènes me fascinaient… J’en garde parfaitement en mémoire les images d’un corbillard tracté par des chevaux, le tout recouvert de parures de velours et de plumes noires. Je garde aussi en mémoire qu’à l’époque, la consultation des albums photos se faisait de manière respectueuse de l’objet. Il fallait veiller à tourner les pages sans toucher les photos… Un rituel dont j’ai pris le contre-pieds complet aujourd’hui en manipulant mes propres photos (rires).

____Tu fais partie du collectif namurois ou bien tu es invité dans le cadre de l’exposition ?

Depuis toujours, ma vie est rythmée par la musique et l’image. Dans la foulée de la création du Belvédère en 2007, c’est assez logiquement que j’y ai mis en place le projet Aspëkt en 2010 avec la complicité de mon frère Johan Flamey (graphiste de formation). Le public montait bien évidemment au Belvédère pour assister à des concerts mais je trouvais intéressant de le confronter également aux arts plastiques et visuels.

L’idée initiale n’était pas de faire d’Aspëkt un collectif (qui est sa forme aujourd’hui) mais simplement de proposer des expositions lors desquelles le travail d’une dizaine de photographes et plasticiens étaient à chaque fois montré. Simultanément un zine/objet était édité à quelques exemplaires. Une manière d’offrir deux lectures, deux expériences, deux temporalités au public.

Pour de stupides questions de subsides, j’ai été contraint de quitter l’aventure du Belvédère mais j’ai pris soin d’emporter le projet Aspëkt dans mes cartons pour lui donner une vie nomade. Sur la route, à force de rencontres avec toute une série d’artistes, des liens se créent avec certains. Des envies de faire un bout de chemin ensemble apparaissent. Construire quelque-chose de commun comme dans un couple (rires). Et voilà comment Aspëkt est devenu un collectif.

____Qu’est-ce qui t’a amené à la photographie dite instantanée ?

En parallèle à tout ça, je pratiquais la photographie sans pour autant me considérer comme photographe. J’ai d’ailleurs encore du mal à l’affirmer aujourd’hui. Chose certaine par contre, avoir croisé le chemin d’Olivier Calicis représente un événement marquant dans mon parcours. Il fait partie de ceux qui m’ont introduit pour la première fois à la notion « d’intention photographique », ce qui m’a permis ensuite d’interroger mon travail et de trouver une voie, notamment dans l’expérimentation. Une expérimentation qui m’amène à désacraliser l’image. En ce sens, le Polaroid est le medium parfait. Cela me permet de travailler autant sur le contenu de l’image que sur sa matérialité. Toucher la photo en tant qu’objet physique – qui peut être plastiquement manipulé – est juste passionnant ! Je l’attaque au sens propre. De manière empirique, je creuse l’image avec différents produits mordants pour découvrir ce qui va se révéler de neuf dans l’image.

____Plutôt réel ou imaginaire ?

Imaginaire ! Dans ma pratique d’auteur, je prends le contre-pied de mon métier de tous les jours en communication et storytelling qui nécessite de faire preuve d’hyperréalisme et où je fais appel à la photographie pour créer des images communicantes. A l’inverse, une fois en dehors de mon job, j’aborde la photographie comme une écriture intime que je partage dans le but de toucher l’imaginaire de celui qui regarde. L’imaginaire comme une échappatoire au réel, animé par l’envie que le spectateur ressente d’abord mes images avant de les comprendre. Du coup, je me mets moi-même dans une sorte d’état d’ivresse au moment de créer ces images, comme autant de parenthèses entre lesquelles je me laisse porter par mon environnement. Comme disait Blaise Pascal « l’imagination décide de tout » !

Sur le web : https://www.nimtree.be

Découvrez également les traces de l’exposition > ici.

« UNE FEMME VERS LA LIBERTE », PAR OLIVIER CORNIL, FILS ET PHOTOGRAPHE

Namur, le 19 avril 2019

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Dans le cadre de « fenëtre« , notre nouveau projet de micro-expositions éphémères derrière les vitres de lieux complices à Namur, nous invitons – entre autres – le photographe Olivier Cornil. Non seulement il exposera quelques images derrière une des vitrines du PointCulture mais il viendra également vous parler de son parcours et de son dernier livre à la Librairie Papyrus toute proche !

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Un double r-d-v fixé le mercredi 15 mai
> 18h00 : PointCulture pour découvrir ses images et celles de 5 autres photographes
> 19h30 : Librairie Papyrus pour la rencontre (entrée libre mais réservation bienvenue pour une bonne organisation  : info@librairiepapyrus.be ou 081 224 421)  

En attendant le jour J, voici une itv menée par Fabien Ribery. Bonne lecture !

Le blog de Fabien Ribery

tumblr_n3gf1dh4Tm1qe2vibo1_1280 © Olivier Cornil

Professeur d’atelier à l’ESA Saint-Luc Liège, école supérieure de photographie, Olivier Cornil est aussi photographe anecdotier, bidouilleur passionné, adepte de la lenteur et des surprises révélées au tirage.

On peut découvrir son travail dans le livre et l’exposition éponyme Dans mon jardin les fleurs dansent (Les éditions du Caïd), qui un hommage, un portrait amoureux de sa mère, mais aussi à travers elles de toutes les mères, de toutes les femmes parvenant un jour à s’émanciper, à prendre leur destin en main.

L’histoire en cours racontée ici avec grâce se déroule en Corrèze, sur le plateau de Millevaches, dans la rudesse et la simplicité d’un environnement refusant les jeux de masques.

Cofondateur de L’image sans nom, lieu pour les livres et la photographie à Liège, Olivier Cornil privilégie dans sa pratique artistique et sa vie la liberté.

Elle a un prix, mais lui permet d’emprunter des chemins…

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ASPËKT #9 : HÖLISME, REVOIR LES FILMS

Kristel Brusadelli, «Cycle I, Ecstatic night/daydreaming». Videostill. 2019.

Le 9 février 2019, Aspëkt #9 « Hölisme » s’est clôturé en même temps que la Semaine Du Son dans laquelle nous nous inscrivions pour la première fois, à l’invitation du Service Culture de l’UNamur et d’Empreintes, au Quai 22.


Nombreux sont celles et ceux à nous avoir demandé s’il était possible de retrouver sur le net les films projetés dans la salle de cinéma et sur l’écran télé. La réponse est « oui » pour la plupart. Les voici !

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COTE PROJECTIONS :

MARIE SORDAT
www.mariesordat.net

Née en 1976 à Tours. Vit à Bruxelles.
Marie Sordat est photographe, donne des workshops et enseigne la photographie à l’INSAS. Elle est également curatrice. On lui doit à ce titre l’exposition «Eyes Wild Open, sur une photographie qui tremble» pour le Musée du Botanique en 2018, avec le livre qui l’accompagne aux Editions André Frère.

Travail présenté
«Bygone» (2016)
Film photographique, 5’52’’
Concept et editing: Dominic Castagnola. Musique: «Symphony No.2» de Giya Kancheli, «Fleeting» de Santaolalla, «Images of Sigrid» de Poni Hoax.
Voix: «Storm Planet» de Pavel Klushantsev, «Suna no Onna» de Hiroshi Teshigahara.

«Bygone est une commande du photographe Stéphane Charpentier pour une projection au Château d’Eau à Toulouse en 2016. Prenant le parti d’en confier le montage à un réalisateur avec qui je travaille depuis des années, je lui ai laissé carte blanche pour réinterpréter mes photographies. Il a créé une bande-son narrative qui conte un amour disparu sur une planète inconnue. Utilisant mes images comme des plans, il nous emmène à la recherche d’une femme mystérieuse dans un décor mouvant, devenant ainsi la métaphore de mes propres questionnements obsessionnels : la quête de soi-même dans un monde labyrinthique».


FABIAN ‘ARMATT’ DE BACKER
www.bonisun.wordpress.com

Né en 1972 à Bruxelles. Vit dans le Condroz. Caméraman-monteur, Fabian De Backer préfère dire qu’il exerce dans le monde de l’audio-visuel car les deux termes ont autant d’importance dans son travail. Ainsi, il illustre musicalement ses images; et inversement, ses arrangements sonores sont souvent accompagnés de vidéos ou d’une photo emblématique.

Travail présenté
«Rencontré quelque-part» (2015)
Vidéo et création sonore, 3’54’’

Au coeur d’une montagne, au contact de la pierre, un homme qui raconte ses mondes imaginaires. Alberto Guitérrez rêve la nuit et creuse ses années et ses rides à même la roche dès le lendemain. Une rencontre presque hallucinatoire. Tisey, Nicaragua, 2015


CAROLINE DERSELLE
www.vasyfranky.haikudesign.be

Vit en Province de Namur.
Graphiste de formation, photographe autodidacte, éternelle nostalgique, Caroline Derselle puise son inspiration dans ce que la terre nous offre de plus beau: dans la forêt, dans les fines pluies d’été, dans une odeur, un feu de bois, un paysage enneigé…

Travail présenté
«Rêver pour ne plus penser» (2017)
Film photographique, 5’55’’
Musique : «November» et «Sad day» de Bensoud

Ce film se passe en deux étapes. La première: rêver d’une vie meilleure ou tout simplement d’une autre vie possible. La seconde, s’échapper dans les méandres d’une imagination sans limite.

«Et ceux-là resteront, quand le rêve aura fui, Mystérieusement les élus du mensonge, Ceux à qui nous aurons, dans le secret des nuits, Offert nos lèvres d’ombre, ouvert nos bras de songe.» Anna de Noailles,
«Les rêves», Le cœur innombrable, 1901.


PAULINE CAPLET
www.paulinecaplet.com

Née en France. Vit à Bruxelles.
Pauline Caplet est spécialisée dans la photographie analogique (argentique, Polaroid, collodion…). Depuis 2016, elle est photographe au Studio Baxton et curatrice de la galerie au-dessus du studio où elle mène notamment les expositions «Back From The Darkness».

Sa démarche photographique personnelle s’inscrit dans un sentiment d’urgence et de libération, dans une vision énigmatique du monde en perpétuel mouvement, mystérieux, vulnérable et imparfait. Ses images nous entraînent dans un univers où réel et irréel sont étroitement liés.

Travail présenté
«I’m not there anymore» (2018)
Vidéo Super8 et création sonore, 3’07’’ Création sonore : Aurel Butcher
Avec le soutien du Studio Baxton et d’Eric Frechou, Ting Sung

«Suspendue entre les espaces insondables de l’océan, le souffle gronde et une forme surgit : silencieuse, agitée, altérée et étouffée.
Une traversée à travers un rythme désynchronisé, irrégulier et chaotique. S’agit-il d’un temps interrompu ? Ou un perpétuel présent ?
Une vision indécise, comme une rature, cherchant le début et la fin dans cette boucle infini.»


JEAN-FRANCOIS FLAMEY
www.nimtree.be

Né en 1972 à Dinant. Vit à Namur.

Instants fantasmés, messages incomplets ou brouillés se manifestent dans mes images comme dans nos rêves ou nos états hypnagogiques; le tout révélant une déconstruction des évidences et toute une série de non-dits. Mon désir est de pousser le spectateur à construire sa propre vérité à partir de son propre imaginaire. Comme l’écrivait Blaise Pascal, «l’imagination décide de de tout».

«Non Dits», la première monographie de Jean-François Flamey est parue en 2017 aux Editions Yellow Now.

Travail présenté
«Rearranging the sentence» (2018)
Film photographique et fieldrecordings, 3′,05’’

Sentence : énoncé moral visant à édifier le lecteur, tel que contenu dans les «Réflexions ou Sentences et Maximes morales» de François de La Rochefoucauld qui nous enseigne qu’il y a de belles choses qui ont plus d’éclat quand elles demeurent imparfaites que quand elles sont trop achevées.


SIMON VANSTEENWINCKEL
www.simonvansteenwinckel.com

Né en 1978 à Bruxelles. Vit à Bruxelles.
Photographe indépendant, amoureux du grain de film, graphiste à ses heures de labeur, amateur de reportage au long cours et autre documentaire au grand air, ouvert à l’Aventure, fermé le week-end et jours fériés. Simon Vansteenwinckel est membre du comité de rédaction de la revue Halogénure depuis 2016 et membre du studio Hans Lucas (Paris).

Travail présenté
«Nosotros» (2017)
Film photograaphique, 4’55’’
Bande son: Francisca Gavilán «Jardines Humanos» (Cover de Violeta Parra)

Récit visuel d’un an de voyage en famille au Chili (2014-2015), la série «Nosotros» («nous» en espagnol) raconte la découverte, principalement via les yeux de ses trois enfants, d’un pays lointain et fantasmé, d’une culture familière – son épouse Carolina est née à Valdivia, au Chili – et pourtant étrangère.

Du Nord au Sud, des territoires déserts au climat rude et âpre, avec pour colonne vertébrale ce gigantesque monstre enfoui qu’est la Cordillère. L’innocence et la fraîcheur des gamines contraste avec ces terres à l’histoire sanglante et aux croyances mystérieuses.

«Nosotros» est également un livre, paru à l’été 2018 aux Editions Yellow Now.


ATOOSA POUR HOSSEINI
www.atoosapourhosseini.com

Née en 1981 à Téhéran, Iran. Vit à Dublin.
Atoosa Pour Hosseini est une artiste-réalisatrice de films dont le travail, influencé par le cinéma historique d’avant-garde, explore des questions sur l’illusion, la réalité et la perception à travers les médias du film, de la vidéo, des installations
et de la performance. Elle utilise les textures matérielles des films 8 mm ainsi que les processus numériques pour explorer des couches d’espace et de temps, superposer des images et créer des motifs de répétition fascinants avec des interruptions surprenantes.

Ses œuvres sont couramment présentées dans des cinémas, des festivals, des musées et des galeries d’art à travers le monde, dans des pays comme l’Iran, l’Irlande, l’Irlande du Nord, l’Angleterre, les États-Unis, les Pays-Bas, l’Italie, l’Allemagne, la Grèce, la Colombie, la Croatie, le Brésil, le Portugal, l’Estonie et aujourd’hui en Belgique.

Travail présenté :
«Antler» (2018)
Video Super 8 et création sonore, 15’
Avec Julia Gelezova. Création sonore: Karen Power
Production: Experimental Film Society
Financement: The Arts Council of Ireland

Le travail d’Atoosa Pour Hosseini en Super8 évoque un territoire mystérieux entre la mémoire, la perception subjective et la matérialité objective de l’image filmée. «Antler» va plus loin dans ce domaine, combinant parfaitement des images d’archives d’animaux et de reptiles avec du matériel filmé par l’artiste et un assistant travaillant dans un jardin botanique. Inspiré par le célèbre Manuscrit Voynich, un livre du 15ème siècle écrit dans une langue inconnue et comportant des dessins détaillés de plantes qui n’existent pas, «Antler» transforme une serre de jardin botanique en un laboratoire de perception et en décor de film. Une immersion onirique dans un monde vivant mais tout à fait insaisissable. La qualité sensuelle et picturale du style visuel de Pour Hosseini crée une atmosphère introspective envoûtante, hors du temps, renforcée par la bande sonore troublante de Karen Power.


MELANIE PATRIS
www.melaniepatris.com

Née en 1977. Vit à Bruxelles.
Le sujet de prédilection de Mélanie Patris est le thème du territoire. Elle travaille à travers différents prismes tels que l’identité, l’intime, le féminin,
le rapport de l’homme à la nature et le territoire géographique.

Travail présenté
«Géographie Intérieure» (2017)
Film photographique et fieldrecordings, 2’39’’

La solitude crée parfois en soi des abîmes insoupçonnées. Tourner en rond, rester blottie dans un lieu sécure, sentir le vide en soi, faire des photos… Sentiments qui font de nos intérieurs des territoires explorés mais toujours insondables…

Une série réalisée exclusivement au Polaroid 600, lors d’un séjour de trois mois dans la ville sacrée de Varanasi dans le Nord-Est de l’Inde entre octobre et novembre 2015.


KRISTEL BRUSADELLI
www.kristel-brusadelli.webnode.be

Née en 1979. Vit en Province de Namur.
A travers un processus de transformation et de reconstruction des images écrites dans la pénombre, Kristel Brusadelli brouille les états, extrait la matière, creuse les corps humain et animal.
Elle déplace les appuis, effeuille les identités, perd les individualités, fait tomber la nuit en plein jour… C’est qu’elle attribue au noir une véritable fonction de paysage, en tant que territoire des êtres indifférenciés qui à la fois lie et sépare, isole.

Travail présenté
«Cycle I, Ecstatic night/daydreaming» (2018)
Film photographique, 6’09’’
Textes et voix: William Burroughs
Musique: Syndrome «Now And Forever»
Edition bande sonore: David Block

Loin des repères spatio-temporels, ses photographies nous offrent l’expérience sensuelle de chaque être en mutation, ouvert et distancié, libre de se mouvoir du dedans au dehors,
du dehors au dedans. Accompagnés par la voix profonde de William Burroughs, la crête des corps nus et les portraits en éveil semblent exister dans un temps cyclique…
Véronique Pellegrin


DAVID AMEYE
www.davidameye.portfoliobox.net

Né en 1973. Vit à Namur.
Dans son travail photographique, David Ameye capte des fragments de vie, des instants suspendus. Il utilise aussi bien l’argentique que le numérique, le noir et blanc que la couleur. Depuis une douzaine d’années il photographie sa vie intime, sa fille Zia… Son travail se place souvent dans la proximité de son sujet, de manière frontale et brute.
Pour lui, il n’existe pas de belles mais de bonnes photographies ! Tant que cela reste un plaisir, que vivent les émotions… souvent aussi intenses qu’une montagne russe !

Travail présenté
«Namen Les Bains, un sentiment trompeur et ambivalent» (2017)
Film photographique, 4’58’’

Des photographies en noir et blanc au fort contraste. Un projet entamé il y a des années et qui se poursuit encore aujourd’hui. Des bouts de vies urbaines qui, au propre comme au figuré, racontent une histoire de cheminement… celle de son auteur ?


FREDERIC D. OBERLAND
www.fredericdoberland.com

&

GREGOIRE ORIO
www.gregoireorio.com

Frédéric D. Oberland
Né en 1978 à Paris. Vit à Paris.
Frédéric D. Oberland est un musicien multi instrumentiste. Après des études de sciences politiques et de cinéma, il co-fonfonde les groupes Oiseaux-Tempête, Le Réveil des Tropiques, FOUDRE! pour ne citer que ceux là. Depuis 2007, une 20aine d’albums sont parus notamment sur le label belge Sub Rosa.

Son univers musical est travaillé par l’image, qu’elle soit cinématographique, photographique ou tout simplement onirique : celle-ci est souvent épaisse et matiérée, granuleuse et mystérieuse ; et toujours habitée d’une nuit, d’un noir et blanc plein de contraste, à partir de laquelle elle s’origine.
Léa Bismuth, Art Press.

Grégoire Orio
Né en France. Vit à Paris.
Vidéaste, Grégoire Orio forme avec Grégoire Couvert «As Human Pattern».

Travail présenté
«Labyrinth» (2018)
Vidéo et création sonore, 11’08’’
Création sonore: Frédéric D. Oberland
Vidéo: Grégoire Orio
Production: Labanque Béthunes

Si «Labyrinth», est le titre du dernier album solo de Frédéric D. Oberland paru sur son label Nahal Recordings, il s’agit également aussi du nom donné à son installation présentée en 2017 lors de l’exposition collective «Intériorités» au centre de production et de diffusion d’arts visuels «Labanque», à Béthunes / Pas-de-Calais. Une expo sous la curation de Léa Bismuth, librement adaptée de la pensée de Georges Bataille et de son livre «L’Expérience Intérieure» (1943).

L’installation de Frédéric D. Oberland consistait en une bande sonore pour 8 diffuseurs (en collaboration avec Jules Wysocki), d’éclairages stroboscopiques, de mobilier et d’une photographie. Grégoire Orio en a réalisé une vidéo que nous vous présentons ici.


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ECRAN TV / VERY SHORTS FILMS :

ANNA MALINA
www.annamalina.com

Née à Chernivtsi, Ukraine en 1984. Vit en Allemagne.
Anna Malina pratique la photographie et le collage souvent de manière transversale, le tout animé à la manière de courts films expérimentaux. Artiste essentiellement autodidacte, Anna Malina est technicienne en pharmacie et étudiante en art et philosophie.

Travail présenté
«The Extinct Suite» (2017 )
Film d’animation, 4’42’’
Musique: Steve Jansen, de son vrai nom Stephen Batt qui en 1974, fonde le groupe Japan avec notamment son frère aîné David Sylvian.

«The Extinct Suite» est un film d’animation composé d’environ 1700 photos/collages imprimées au laser et manipulées à la main.


WOUTER VAN VELDHOVEN
www.woutervanveldhoven.nl

Né au Pays-Bas en 1980. Vit à Utrecht.
Wouter van Veldhoven est un personnage atypique dans la musique électronique d’aujourd’hui. Drastiquement tourné vers la création de sons,
tel un designer, il se plonge dans une recherche constante, sans concession quant au résultat final de ses compositions. Les défauts sont plus que bienvenus. Il les provoque et surtout en joue. Pour les produire, Wouter van Veldhoven dispose d’instruments home-made, utilise notamment de vieux enregistreurs à bandes ou des Walkman®, des oscillateurs branchés sur des télévisions, des synthétiseurs et autres instruments qu’il adapte pour ne pas dire qu’il trafique. Pas d’utilisation d’ordinateur dans sa démarche, il utilise plutôt une approche mécanique pour créer une musique de nature ambiante. Les sifflements et les sons tremblants ne sont cependant qu’un aspect de sa musique car à bien écouter, de nombreuses mélodies sont sous-jacentes.

Travail présenté
«Composition for cassette, mellotron, automated zither, etc» (2015) Document vidéo et bande sonore, 5’41’’


GASTON VELLE

Né en 1868 en Italie. Mort à Paris en 1953.
S’il débuta en travaillant pour les frères Lumière, le réalisateur et prestidigitateur Gaston Velle assurait la mise en scène de la plupart des films à fééries et à trucages lors du plein essor de la production Pathé.
Il y a réalisé plus de 50 films sur une période allant de 1903 à 1911 !
En 1906, il rejoint la société italienne Cines à Rome où il devient directeur artistique. Son retour (à la fin de 1907) à Vincennes chez Pathé déclencha une vive polémique entre les deux sociétés concurrentes, la Cines accusant Pathé de plagiat.

Travail présenté
«Métamorphoses du papillon» (1904)
Vidéo 35mm, 2’14’’. Pathé Frères (Domaine Public).
Coloration au pochoir : atelier de Segundo de Chomón, Barcelone, 1904
Bande sonore: Akira Kosemura «Garden», Tripostal, 2007 (Licence CC)
Synchronisation: Jean-François Flamey, 2019

D’après le catalogue Pathé de l’époque : «Métamorphoses du papillon»: effets d’une grande nouveauté en cinématographie, spécialement dans les couleurs: les ailes de la femme-papillon changent de couleur chaque fois qu’elles s’ouvrent.


CHRISTINA VANTZOU
www.christinavantzou.com

Née à Kansas City. Vit à Bruxelles. D’origine grecque et de nationalité américaine, Christina Vantzou a étudié au Maryland Institute College of Art de Baltimore avant de venir s’installer en 2003 à Bruxelles. Artiste pluridisciplinaire, elle oscille sans cesse entre musique, cinéma
et arts visuels.

Qualifiées d’ambient post-classique, ses compositions sont profondes, planantes et enveloppantes, elles y mêlent instruments classiques et numériques. Christina Vantzou est allée jusqu’à inventer sa propre partition graphique (forme de notation musicale, fréquemment utilisée dans la musique expérimentale) en s’inspirant de l’abstraction minimaliste.

Au nombre de ses collaborations, elle a notamment joué avec Mark Linkous (Sparklehorse), cofondé The Dead Texan avec Adam Bryanbaum Wiltzie (Stars of the Lid, A Winged Victory for the Sullen), réalisé des films abstraits pour des artistes musicaux renommés et joué avec des ensembles sur 4 continents.

Christina Vantzou a sorti quatre albums solo, intitulés sobrement N°1, N°2 , N°3, N°4 sur le label américain Kranky.

Travail présenté
«At Dawn» (2018)

Film 16mm, 2’50’’
Vidéo: Cinématographie de Thomas Depas, Julie Calbert, Florian Berutti, Elvis Fontaine-Garant, Colin Levêque, Loïc Carerra
Film processing: Thomas Depas
Avec: Siet Phoraz et Stav Yeini.
Tourné dans les Ardennes belges.
Musique: «At Dawn», extrait de l’album «N°4»
String arrangement: Neil Leiter (Echo Collective)
Violin: Margaret Hermant / Viola: Neil Leiter / Cello: Clarice Jensen
Enregistré par Christine Verschoren au Jet Studio, Bruxelles. Assistée par Thibault Dupont. Mixé par Francesco Donadello au Voxton Studio, Berlin. Masterisé par Jason Ward à Chicago Mastering Service


RAKONTO
www.rakonto.org

Créée à Liège en 2016, Rakonto est une association née du désir de travailler sur le récit et la transmission, au croisement de l’histoire, la politique et la littérature, notamment à travers la production de documentaires radiophoniques.

Travail présenté

«Les Vaincus» (2017)
Générique du documentaire radiophonique, 0’44’’
Par : Nadine Janssens, historienne, autrice et réalisatrice sonore. Genaro Marcos Navas, historien de l’art, critique d’art et commissaire d’expositions. Brigitte Nicolay, dilettante, lectrice et correctrice de textes. Louis Tiquet, ingénieur du son.
Musique: Variation de Jean-Jacques Nyssen sur la «Symphonie des sirènes» d’Arseny Avraamov (1922).

«Les Vaincus» : 7 personnages en quête de justice et de liberté. Octobre 1917, la révolution éclate en Russie, «soleil surgi à l’est» pour éclairer un monde tout neuf. Depuis, les événements se sont précipités, qui ont discrédité socialisme et communisme.
Le rêve a rapidement laissé place à une nouvelle dictature et à un régime basé sur la terreur.
Si l’utopie éclose en Russie en 1917 fut un cauchemar pour les uns, elle représenta aussi une formidable explosion de possibles soudain à portée de main. Il est nécessaire, aujourd’hui, de se pencher sur ces événements à travers celles et ceux dont les histoires ont façonné les Histoire.Il est urgent de se poser la question du pouvoir, de l’organisation de la société, la liberté individuelle et la justice sociale. 1917 est tissé de multiples contradictions: le vrai courage, hier comme aujourd’hui, consiste à regarder les nuances en face.


YORGOS YATROMANOLAKIS
www.yatrom.net

Yorgos Yatromanolakis est un photographe grec, originaire de Crète.

Travail présenté

«The Splitting of the Chrysalis and the Slow Unfolding of the Wings» (2018) Teaser vidéo et bande son, 1’06’’
Production: Void

Réalisée pour présenter le livre «The Splitting of the Chrysalis and the Slow Unfolding of the Wings», cette courte vidéo résume pourtant à merveille le travail de Yorgos Yatromanolakis : un univers onirique, oscillant entre réalité et imaginaire, parfois connecté au cosmos. Au milieu de la faune et la flore de la région de son enfance, la Crète, où il est amené à se confronter à des traumatismes et des souvenirs du passé, Yatromanolakis explique que pour lui, la photographie est la narration la plus directe pour communiquer et partager une histoire personnelle. Dans son cas, une métamorphose…
Un livre paru chez l’éditeur grec Void en 2018.


Plus de détails sur Aspëkt #9 : Hölisme, dans le cadre de la Semaine du Son 2019
>
https://aspektnamur.net/holisme

[MÜRMÜR] + TARD

Novembre 2018. Merci à Marc Antoine qui lui aussi nous suit pas mal à la trace dans Namur. Ce mürmür dans la Rue de l’Ouvrage a presque 2 ans, il date du 11 01 2017. Il est temps pour nous d’aller le rafraîchir. Nous nous en occuperons bientôt…